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Réduire nos émissions de GES pour relancer l'économie


Plusieurs éditorialistes, élus provinciaux, fédéraux et représentants de la société civile ont dénoncé la position du gouvernement fédéral canadien à l'encontre du protocole de Kyoto. Le manque de volonté du gouvernement fédéral pour lutter efficacement contre les changements climatiques apparaît évident aux yeux de tous. Mais il y a plus: un manque de vision, nous dit Pierre-Olivier Pineau, professeur agrégé à HEC Montréal.



Pierre-Olivier Pineau, professeur agrégé à HEC Montréal
Pierre-Olivier Pineau, professeur agrégé à HEC Montréal
Dans un commentaire publié sur LaPresse.ca, M.Pierre-Olivier Pineau, professeur agrégé à HEC Montréal et spécialiste en politique énergétique, a commenté la décision du gouvernement fédéral canadien de renier Kyoto. Nous reprenons ici ses propos:

« Le Canada, comme beaucoup de pays et de consommateurs, ne comprend pas que les efforts de réduction de gaz à effet de serre, au contraire d'être des coûts, sont des investissements dans la productivité de notre économie.

Même si on ne croit pas aux changements climatiques, il serait bon, d'un point de vue strictement économique, de réduire nos GES. Pourquoi?

La raison en est simple: nous émettons des GES principalement dans le transport routier - basé sur les automobiles individuelles - qui non seulement coûte cher aux ménages (au Québec uniquement, 30 milliards par année en dépenses des ménages, le même montant que le budget de la santé!), mais induit de la congestion, des accidents, du bruit, de la pollution de l'air, une baisse de l'activité physique et gruge tranquillement les meilleures terres agricoles à travers l'étalement urbain
.  »



Réduire nos émissions de GES pour relancer l'économie
« Revoir les transports, mais aussi exporter davantage d'hydroélectricité, améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, cesser de subventionner l'agriculture et l'élevage industriel sont quatre chantiers majeurs où des réductions importantes de GES pourraient être obtenues... tout en nous rendant plus riches, à travers une productivité accrue.

Le Canada devrait donc embrasser les objectifs de Kyoto, pour l'urgence des changements climatiques, mais aussi pour relancer la croissance.

Si le gouvernement Harper refuse d'agir, c'est qu'il n'a qu'une vision extrêmement étroite de la question, qui se limite aux intérêts à court terme de l'industrie pétrolière
. »




À lire également: d'autres réactions à la décision du gouvernement fédéral,
un éditorial du journal LaPresse, par
 François Cardinal:  « Hyprocrisie »
un autre éditorial du jounal Le Devoir, par Jean-Robert Sansfaçon: « Réchauffement - Le bonnet d'âne »
et un sondage indiquant qu'une majorité de Canadiens s'opposent à la position du gouvernement Harper, dans le Globe&Mail: « Support for climate action still strong in Canada, poll finds »






Mercredi 30 Novembre 2011



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