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Doit-on exploiter l'Arctique ou plutôt la protéger?


De nombreux articles et rapports confirment que la banquise fond et pourrait largement disparaître durant les mois d’été d’ici quelques années au pire, quelques décennies au mieux . Certains y voient une opportunité de développement économique, nouveau corridor maritime, exploitation pétrolière, tandis que d’autres s’attristent des impacts majeurs sur les populations humaines, la faune ainsi que des risques de dérèglement que cela provoquera. Doit-on explorer et exploiter les ressources naturelles en Arctique ou plutôt la protéger?



La question a été posée à Michel Rocard, ancien Premier ministre de France, de 1988 à 1991. Il a été nommé par le Président Sarkosy ambassadeur de France, chargé des négociations internationales relatives aux pôles Arctique et Antarctique. Il répond à la question de Gérald Filion dans le cadre de l'émission RDI économie.

 

 
 
 
Tous les scientifiques spécialistes des régions Arctique et Antarctique nous avertissent du danger. Les conséquences d'un déversement accidentel en région arctique pourrait être catastrophique, les glaces hivernales empêchant tout accès pendant les longs mois d'hiver pour limiter et nettoyer les dégâts. Le journaliste Louis-Gilles Francoeur, du Devoir, résumait ainsi les conséquences d'un éventuel déversement pétrolier:

« Cela pourrait même prendre plus d'un an, compte tenu de la courte «fenêtre» estivale pour les travaux. Or les impacts d'une marée noire dans l'Arctique seraient d'autant plus graves et longs à se dissiper que l'activité biologique nécessaire pour décomposer le pétrole est presque nulle durant les longs mois d'hiver.

Or le pétrole de l'Exxon Valdez continue de suinter des plages et de l'océan 20 ans après le drame. Dans le système écologique délicat de l'Arctique, où les populations inuites dépendent grandement des ressources marines, un pareil accident imposerait l'équivalent d'une déportation...
  »

Le jeu en vaut-il vraiment la chandelle? Le dossier n'est pas simple, comme l'explique clairement ce fin observateur et négociateur, l'ancien Premier ministre Michel Rocard. (Cliquez sur le vidéo

 
 
 
 
 

Sources et compléments:

Vidéo et reportage (16 juin 2010), Reportage de RDI Économie avec Gérald Filion, également sur le site Dailymotion
 

Un article de la firme de recherche/publication spécialisée Platts- McGraw-Hill, axée sur les questions énergétiques, et expliquant que la Garde cotière américaine se dit complètement démunie devant le risque de déversement pétrolier dans l'Arctique (27 juillet 2011). «US not ready to respond to Arctic oil spills: Coast Guard chief  »
 
Un article du National Snow and Ice Data Center (3 mai 2011), « When will the Arctic lose its sea ice?   »
 
Un article de Agnès Sinaï  sur Actu-environnement.com (15 juin 2011)   « Le Groenland, à la croisée d'enjeux climatiques et de convoitises économiques   »

Un article de John Vidal, environment editor, Guardian.co.uk, (11 juillet 2011), « Arctic may be ice-free within 30 years - Data showing dramatic sea ice melt suggests warming at the north pole is speeding up  »

 


Ainsi que « L'Arctique fond, faut-il s'en émouvoir? »

 



 
 
 
 
 


Réal Trépanier
Lundi 11 Juillet 2011



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