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Ce n’est pas « cool », l’été 2012 au coeur de l’Amérique


Vagues de chaleur exceptionnelle, immenses incendies de forêt au Colorado, 55 % du territoire américain touché par la sécheresse, les Américains se rappelleront sans doute de l'été 2012 qui n'est pas encore fini. Les extrêmes climatiques aux États-Unis font encore les manchettes et ses citoyens ne trouvent pas cela « cool »...



Les articles et les reportages sur ce thème ne manquent pas cet été. Nous vous suggérons cinq articles récents qui couvrent bien le sujet, ainsi qu'une vidéo.


Un réveil climatique brutal

Ce n’est pas « cool », l’été 2012 au coeur de l’Amérique


D'abord, « Un été dans l'enfer des extrêmes : réveil climatique aux États-Unis »  titrait le site Mon climat, ma santé , un excellent site web portant sur l'adaptation aux changements climatiques, et qui est produit par l'Institut national de santé publique du Québec.

« Vagues de chaleur, incendies ravageurs, sécheresse… les événements extrêmes ont sévi cette année aux États-Unis avec une violence inouïe et des conséquences dramatiques. Ils ont fait la une des médias et ont bouleversé la vie de centaines de milliers de gens. Avec ces fortes perturbations, les mentalités ont commencé à évoluer concernant le changement climatique. »

« Cette prise de conscience n’est pas arrivée par hasard, les épisodes d’événements météorologiques extrêmes ont été aussi nombreux que dévastateurs, voici quelques exemples parmi les plus marquants : » (...)  Lire la suite...

Le changement climatique frappe votre assiette (et votre portefeuille)

Ce n’est pas « cool », l’été 2012 au coeur de l’Amérique

Au cours des dernières années, des scientifiques en agriculture ont démontré que les cultures essentielles à l'humanité - notamment le maïs et le soja - sont extrêmement sensibles à même de courtes périodes de température élevée.

La productivité de ces cultures augmente à mesure que la température s'élève aux environs de 30 degrés Celsius, mais elle diminue fortement lorsque la température ne cesse d'augmenter. 


Par exemple, une seule journée de température de 40 degrés produira une baisse de 7 % dans le rendement annuel du maïs par rapport à son rendement si la température reste à 29 durant la saison de croissance.
 

Dans le passé, 40 degrés aurait pu sembler inhabituel, mais aujourd'hui, cela ne l'est plus. Ces dernières semaines, les températures ont dépassé ce niveau à plusieurs reprises dans les principaux états culture du maïs comme le Nebraska, l'Iowa, l'Illinois et l'Indiana. 

Les 
régions céréalières des États-Unis sont touchées, en fait, par une combinaison particulièrement brutale de sécheresse et de chaleur élevée.

Les gens ne se soucient pas beaucoup du changement climatique, mais la plupart se soucient du prix des aliments, car il affecte leur vie quotidienne. Les craintes concernant la sécurité alimentaire en péril peut-être notre meilleur espoir pour vaincre le déni répandu quant à l'importance des changements climatiques. 

À lire dans le Globe & Mail, un bon article sur l'impact du changement climatique en agriculture : « Climate change's costs hit the plate  »



Et un autre article sur le même sujet, sur Actu-environnement.com :

« Cette sécheresse la plus grave depuis 1956 frappe désormais 60% des Etats Unis - premier producteur mondial de soja et de maïs et premier exportateur de blé - et pourrait durer encore jusqu'en octobre, estime le service météorologique américain (NOAA). En seulement une semaine, les zones touchées dans neuf Etats du Midwest par une sécheresse classée "extrême ou exceptionnelle" ont quasi-triplé, a précisé Brian Fuchs. Or, les trois quarts du maïs et du soja américains sont produits dans ces Etats. »  À lire dans « Sécheresse aux USA et en Russie : le système alimentaire mondial fragilisé   » . 





Impacts cumulatifs des périodes de sécheresse



Les longs épisodes de sécheresse ont parfois des effets cumulatifs, surtout lorsque leur fréquence augmente sensiblement. Mais un peu de recul est toujours nécessaire, disent les scientifiques.

Dix d'entre eux ont justement mesuré l'impact de la sécheresse de 2000-2004, rapporte la revue Nature Geoscience. Ils ont, entre autres, noté que cela avait sérieusement affecté la capacité des arbres de se développer, et donc, de stocker du carbone.


Ce n’est pas « cool », l’été 2012 au coeur de l’Amérique



L'étude des cernes annuels de croissance des arbres au cours de ces années du début du 21e siècle le démontre clairement. Qui plus est, ils ont noté la plus faible croissance depuis près de 800 ans. Un article du Globe & Mail« Scientists warn it's the "new norm" after worst drought in 800 years   » résume bien l'article de la revue Nature Geoscience.

Sur le même sujet, mais en français cette fois, sur le site Pieuvre.ca, vous pouvez lire :

« Selon l’étude, les deux plus récentes sécheresses aux impacts aussi importants datent du Moyen-Âge, de 977 à 981 et de 1146 à 1151. La sécheresse de 2000 à 2004 a eu un impact sur les précipitations, l’humidité du sol, le niveau de l’eau des rivières, les récoltes, les forêts et les plaines. »

Les scientifiques s'inquiètent surtout de l'augmentation des fréquences d'événements climatiques extrêmes: « De tels extrêmes climatiques provoqueront davantage de sécheresse à grande échelle, de mortalité des forêts, et la capacité de séquestration du carbone de la végétation va diminuer », a déclaré Beverly Law, une coauteure de l’étude. À lire sur Pieuvre.ca: « La pire sécheresse en 800 ans sera bientôt de la "petite bière", prévoient des chercheurs   »



Il faut le voir pour le croire...



Et pour ceux qui préfèrent « le voir pour le croire », nous vous proposons une vidéo produite pour The Yale Forum on Climate Change & The Media, « This is not cool video: Focus on 2012 Weather Extremes », une vidéo de Peter Sinclair





    








Mercredi 1 Août 2012



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