Les émissions québécoises par habitant se chiffraient à 10,4 tonnes équivalentes CO₂ (Mt éq. CO₂) en 2009, soit deux fois moins que la moyenne canadienne qui se situait à 20,5 tonnes. Pour la même année, le Québec représentait 11,9 % des émissions canadiennes (lesquelles atteignaient 690 Mt éq. CO₂), comparativement à 23,9 % pour l’Ontario et 33,8 % pour l’Alberta.
En 2009, les émissions totales de GES se chiffraient à 81,8 Mt éq. CO₂, en baisse de 1.5 Mt. soit 1,8 % par rapport à 2008. Cette baisse est essentiellement due au secteur industriel qui a vu ses émissions diminuer de 2,4 Mt ou 9,5 %.
Il est à noter que la diminution globale des émissions de GES de 1990 à 2009 est principalement attribuable au secteur industriel (une réduction des émissions de 25,1 % ou 7,7 Mt sur la période). Bien que la baisse dans ce secteur provienne en partie d’améliorations techniques de certains procédés, de l’amélioration constante de l’efficacité énergétique et de substitutions de combustibles, elle a été accentuée par la fermeture de certaines entreprises.
· Le secteur qui produisait le plus d’émissions de GES au Québec en 2009 était celui du transport (routier, aérien, maritime, ferroviaire, hors route), atteignant 35,6 Mt éq. CO₂, soit 43,5 % des émissions (voir graphique ci-dessous). À lui seul, le transport routier représentait 76,1 % des émissions du secteur du transport, soit 33,1 % des émissions totales de GES.
· Le secteur de l’industrie arrivait en deuxième place, atteignant 22,9 Mt éq. CO₂, soit 28,0 % des émissions totales. Dans ce secteur, les émissions se répartissaient comme suit : 54,9 % provenaient de la consommation énergétique, 44,2 % des procédés industriels et 1,0 % des émissions fugitives et de l’utilisation de solvants et d’autres produits.
Le secteur des transports est le principal responsable des émissions de GES au Québec
· Le secteur résidentiel, commercial et institutionnel (chauffage des bâtiments) se classait au troisième rang, atteignant 11,4 Mt éq. CO₂, soit 14,0 % des émissions.
· Les secteurs de l’agriculture, des déchets et de l’électricité produisaient les autres émissions, atteignant respectivement 6,4 Mt éq. CO₂ (7,9 %), 4,8 Mt éq. CO₂ (5,9 %) et 0,6 Mt éq. CO₂ (0,8 %).
Si le Québec est sérieux avec son objectif de réduire ses émissions de 20%, des changements majeurs au niveau des transports sont requis
Le transport routier est en grande partie responsable de la hausse de 29,6 % des émissions observées dans l’ensemble du secteur du transport de 1990 à 2009. Pendant cette période, les émissions du transport routier sont passées de 20,3 à 27,1 Mt éq. CO₂, soit une augmentation de 33,4 %. Il s’agit d’une tendance également observée ailleurs en Amérique du Nord.
De 1990 à 2009, les émissions provenant des camions légers (fourgonnettes, camionnettes et véhicules utilitaires sport (VUS)) sont passées de 3,9 à 7,7 Mt éq. CO₂, une hausse de 97 % en raison de la popularité de ce type de véhicules auprès des consommateurs. Pendant cette même période, les émissions provenant des véhicules lourds ont augmenté de 80 %, passant de 4,6 à 8,2 Mt éq. CO₂. Ces hausses sont directement liées à l’accroissement du nombre de camions légers et de véhicules lourds sur les routes depuis 1990.
De 1990 à 2009, les émissions provenant des camions légers (fourgonnettes, camionnettes et véhicules utilitaires sport (VUS)) sont passées de 3,9 à 7,7 Mt éq. CO₂, une hausse de 97 % en raison de la popularité de ce type de véhicules auprès des consommateurs. Pendant cette même période, les émissions provenant des véhicules lourds ont augmenté de 80 %, passant de 4,6 à 8,2 Mt éq. CO₂. Ces hausses sont directement liées à l’accroissement du nombre de camions légers et de véhicules lourds sur les routes depuis 1990.
Il faut noter que la meilleure performance, sur le plan énergétique, des moteurs des véhicules ne se traduit pas nécessairement, au bout du compte, par une diminution des émissions de GES, car cet avantage potentiel est diminué, voire annulé, par la hausse du nombre de véhicules (passé de 5,3 millions à 5,9 miliions au cours des 5 dernières années au Québec)(1), par l'augmentation de la puissance, du poids et des accessoires des véhicules ainsi que du kilométrage parcouru.
Une conclusion s'impose à la lecture de ce rapport. Un coup de barre important sera nécessaire si on veut renverser la tendance et diminuer les émissions de GES du principal secteur, celui des transports. Un soupoudrage d'incitatifs timides ne suffira définitivement pas.
Une conclusion s'impose à la lecture de ce rapport. Un coup de barre important sera nécessaire si on veut renverser la tendance et diminuer les émissions de GES du principal secteur, celui des transports. Un soupoudrage d'incitatifs timides ne suffira définitivement pas.













