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4. Des changements climatiques, la Terre en a vu d'autres!

« La Terre a connu plusieurs périodes glaciaires suivies de réchauffements. Les livres d’histoire parlent également des températures médiévales plus chaudes et d’un petit âge glaciaire du XVe au milieu du XIXe siècle. Alors, pourquoi s’en faire avec le présent réchauffement? N’assistons-nous pas à un cycle normal et naturel? » - Absolument pas, et voici pourquoi.



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Il est vrai que la Terre a connu plusieurs variations climatiques dans son histoire. Les résultats tirés de l’analyse des carottes de glaces en Antarctique le démontrent bien. On peut constater au premier graphique , qui remonte 650 000 ans dans le passé, les fluctuations de la température, en noir (ici exprimée en concentration isotopique de Deutériem) [1]. Le second graphique présente la température cette fois convertie en degré Celsius, telle que calculée par 2 équipes différentes de chercheurs à deux endroits différents en Antarctique [2] .

Le réchauffement, du déjà vu?

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Plusieurs pourraient suggérer que le réchauffement actuel est tout à fait normal puisqu’il s’inscrit dans une série de périodes glaciaires suivies de réchauffements. On a donc déjà vu çà! Cette remarque pourrait être valable si le réchauffement actuel était causé par les mêmes facteurs qui ont provoqué les fortes fluctuations de température du passé. Or, quels sont-ils?

On doit la réponse au géophysicien serbe Milankovitch. Le consensus auquel est arrivé le dernier rapport du GIEC établit qu’il «apparaît clairement que les périodes glaciaires qui se sont succédées en cycles réguliers au cours des trois millions d’années passées sont liées aux variations régulières de la rotation de la Terre autour du Soleil, appelées cycles de Milankovitch ». Des cycles qui « peuvent être calculés avec une précision astronomique » [3] .

Lorsque cela ne tourne pas rond

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Ainsi, l’influence des autres planètes, sur l’orbite terrestre et son axe d’inclinaison, crée une combinaison de 3 cycles importants. Le premier cycle de refroidissement se répète tous les 100 000 et 413 000 ans et résulte d’un élargissement de l’orbite terrestre (un éloignement du Soleil), illustré par la lettre « E » dans l’illustration (iii) (les scientifiques parlent de variations de l’excentricité de l’orbite).

4.  Des changements climatiques, la Terre en a vu d'autres!
Le deuxième cycle entraîne une modification de l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre (illustrée par la lettre « T »). Le résultat de ce phénomène est analogue à ce qui provoque le rythme des saisons. Ainsi, pour l’hémisphère nord, au solstice d’été autour du 21 juin, en raison de l’inclinaison de l’axe de rotation, les rayons du soleil frappent directement et sont donc plus concentrés et plus chauds (illustration de droite). L’Hiver cependant, c’est au tour de l’hémisphère sud de recevoir les rayons directs et intenses. Au Nord, les rayons reçus de façon oblique se répartissent sur une plus grande surface, diluant ainsi l’intensité de la chaleur. De la même façon, des périodes plus chaudes et plus froides se succèdent en raison de légers changements d’inclinaison de la Terre, entre 22 ̊ et 25 ̊, des changements qui surviennent selon un cycle de 41 000 ans et qui affectent particulièrement les terres émergées de l'hémisphère nord.

Un léger déhanchement

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Enfin, sur une période de 19 000 puis de 23 000 ans, l’axe de rotation de la Terre oscille un peu comme une toupie, mais dans un mouvement infiniment lent, illustré par la lettre « P » (pour précession de l’axe de rotation, comme disent les scientifiques) [4] .

C’est la combinaison de ces trois cycles qui explique donc les périodes de glaciation passées et les périodes interglaciaires, ou de réchauffement, confirment les scientifiques de la NASA [5]. Et selon les conclusions du GIEC, ces phénomènes devraient nous affecter à nouveau et transformer le climat de la Terre de façon importante, mais dans 30 000 ans seulement! [6]

Une question de temps

Il s’agit, en fait, de phénomènes périodiques qui se produisent sur plusieurs dizaines de milliers d’années. Le dernier rapport du GIEC rappelle que le réchauffement global à la fin d’une ère glaciaire est un processus graduel qui s’étendait sur plus de 5 000 ans [7]. Donc, rien à voir avec les perturbations et le réchauffement actuel qui semblent se produire sur quelques 150 années à peine, ce qui rend ce changement encore plus dramatique.

En dehors des grands cycles de glaciation, la Terre a connu d’autres épisodes de variation climatique notable. Beaucoup de travaux scientifiques ont été réalisés pour mieux documenter et comprendre ces changements climatiques passés. Bien qu’il reste encore certaines zones d’incertitudes, il apparaît que chaque changement est dû à une raison particulière et que les causes varient selon les époques. Et si des phénomènes naturels ont pu provoquer de tels changements dans le passé, nous prévient le GIEC, cela ne signifie pas que la cause du changement climatique actuel soit naturelle [8].

Parmi les principales causes des variations passées, notons les variations légères dans l’intensité de l’énergie émise par le Soleil (variation de près de 0,1% sur des cycles de 11 ans) [9]; l’influence des taches solaires, observées depuis le 17e siècle, qui peuvent affecter la température sur plusieurs décennies en raison de l’augmentation des radiations émises vers la Terre; enfin, l’activité volcanique [10].
[v: Mont St-Helens; voir Crédit-photo]
[v: Mont St-Helens; voir Crédit-photo]

Des volcans qui refroidissent!

[vi: Volcan Pinatubo; voir Crédit-photo]
[vi: Volcan Pinatubo; voir Crédit-photo]
L’intensité de l’activité volcanique sur Terre est très variable dans le temps. L’accalmie relative que nous connaissons actuellement ne doit pas nous faire oublier qu’à d’autres époques elle fut extrêmement intense. Ces volcans crachent dans l’atmosphère des quantités énormes de différents gaz, de vapeur d’eau, d’azote (qui forment 78% de l’air que nous respirons), de soufre, et beaucoup de dioxyde de carbone (CO₂).

Ce CO₂ est un puissant gaz à effet de serre (GES), retenant la chaleur dans l’atmosphère qui nous entoure. L’émission de ce gaz par les volcans actifs peut donc entraîner une augmentation des températures à long terme, puisqu’il demeurera dans l’atmosphère plus d’une centaine d’années. À court terme cependant, un autre phénomène joue et l’emporte.

[vii: voir Crédit-photo]
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L’émission de millions de tonnes de poussières et de particules se combine aux gaz projetés dans l’atmosphère et forment des nuages en très haute altitude (jusque dans la stratosphère, où il y a très peu de vent). Ces derniers voilent et bloquent une partie des radiations solaires et peuvent causer une baisse générale des températures pendant deux années (le cas du mont Pinatubo en 1991), et parfois plus [11] . On comprend mieux ainsi pourquoi 1816, l’année de l’explosion du volcan indonésien Tambora, a été surnommée « l’année sans été »[12].


Nous ce n’est pas pareil!

[viii: voir Crédit-photo]
[viii: voir Crédit-photo]
Il est très important de faire une distinction entre changement climatique local et changement climatique global. Les changements de climat locaux peuvent être beaucoup plus grands, plus marqués et fréquents que les changements globaux. Leurs causes peuvent être de nature multiple. Souvent, ils résultent de déplacements dans les courants océaniques ou atmosphériques [13]. Un réchauffement dans une région du globe peut donc être compensé par un refroidissement ailleurs.

Beaucoup de travaux ont été entrepris afin de préciser et d’expliquer le phénomène souvent mentionné du réchauffement climatique à l’époque médiévale (de l’an 800 à 1200 environ), aussi appelé « Optimum Médiéval », ainsi que l’époque plus froide des années 1400 à 1850, nommé « le Petit Âge glaciaire ». Jusqu’à maintenant les études sur ces phénomènes, lorsqu’elles couvraient un très large territoire géographique (approche globale plutôt que régionale), ont démontré des résultats très variables dans le temps et selon l’endroit [14].


[ix: Scène d'hiver 1608, Pays-Bas; voir Crédit-photo]
[ix: Scène d'hiver 1608, Pays-Bas; voir Crédit-photo]
Ces variations de température, généralement associées à l’Europe, semblent beaucoup moins marquées à l’échelle planétaire. (Voir la capsule - Climats passés: Réchauffement climatique au Moyen-Âge, à la fin du texte) «Elles peuvent être expliquées, en partie, par les variations de l’activité du Soleil, légèrement plus élevée au XIIe siècle qu’à la fin du XVIIIe siècle, et par celle des volcans », nous dit Jean Jouzel, participant aux travaux du GIEC depuis une dizaine d’années [15].

N’empêche qu’à l’échelle régionale, le réchauffement à l’époque du Moyen-Âge aura permis une certaine colonisation du Groenland - appelé « Terre verte » par les Vikings d’Érik le Rouge, en l’an 982. On y pratiqua même une agriculture de subsistance jusqu’en 1347. Mais il s’agit d’une occupation probablement fort modeste du territoire si l’on se fie aux découvertes archéologiques réalisées jusqu’à maintenant [16].

Normal et naturel, ou pas?

[x: voir Crédit-photo]
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Bien qu’il demeure encore du travail d’investigation à faire et qu’il reste plusieurs points à éclaircir pour reconstituer un tableau complet et précis de l’histoire climatique de la Terre, la communauté scientifique internationale regroupée autour du GIEC s’entend sur un certain nombre de consensus.

D’abord, les grands cycles de glaciation et de réchauffement planétaire du dernier million d’années s’expliquent par les changements d’orbite et d’inclinaison de la Terre, en réponse à l’influence des autres planètes. Rien de cela ne s’applique au réchauffement actuel [17].

Deuxièmement, il n’y a aucune preuve qu’il a pu faire, au cours des derniers 2000 ans, globalement plus chaud qu’aujourd’hui. On n’a pas retrouvé d’exemple de réchauffement global aussi grand que celui que l’on vit actuellement [18].

Troisièmement, les concentrations de CO₂ , le principal gaz à effet de serre, ont fluctué au cours des 650 000 dernières années entre un bas de 180 ppm (parties par million) et un haut de 300 ppm, à la fin des périodes de réchauffement (voir le tout premier graphique ci-haut). Jamais n’ont-ils approché le niveau actuel de 383 ppm. Au cours des derniers 650 000 ans, une augmentation de 80 ppm de CO₂ nécessitait plus de 5000 ans pour se produire. La hausse actuelle de 80 ppm s’est produite en moins de 150 ans! Jamais n’a-t-on connu un niveau aussi élevé en plus d’un demi-million d’années, et une hausse aussi rapide [19].

Enfin, alors que les variations climatiques passées peuvent s’expliquer par des phénomènes d’origine naturelle, le présent réchauffement qui s’est produit surtout au cours des derniers 50 ans est essentiellement attribuable à l’activité humaine [20]. Si nous en sommes collectivement responsables, il nous appartient donc d’agir rapidement afin de ne pas compromettre l’avenir des générations futures!







[xi: voir Crédit -photo]
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Capsule : Climats passés : Réchauffement climatique au Moyen-Âge



Une période un peu plus chaude est survenue au Moyen-âge, entre les années 900 et 1300, durant laquelle on a enregistré des récoltes records en Europe, on a fait pousser de la vigne et fabriquer du vin au cœur de l’Angleterre pendant que débuta une certaine colonisation au Groenland.

C’est H.H. Lamb (1913-1997), météorologiste britannique réputé qui, le premier, parla en 1965 de ce phénomène d’un réchauffement climatique parfois appelé « l’optimum médiéval ». Son argumentation était basée essentiellement sur des textes et anecdotes historiques ainsi que sur des données paléoclimatiques de l’Europe de l’Ouest, à une époque où, il faut le préciser, la paléoclimatologie ne pouvait pas encore compter sur l’avancement des techniques d’analyses modernes. De plus, lorsque Lamb avança que les températures pouvaient être possiblement bien au-dessus de la moyenne, il faisait référence aux températures moyennes de la période 1931-60, inférieures aux moyennes de température plus récentes. Enfin, ces observations ne portaient que sur l’Europe de l’Ouest et ne donnaient aucunement un portrait global du climat de la Terre. [21]

Les travaux de ce pionnier ont d’ailleurs été cités dans le tout premier rapport du GIEC, en 1990. Cependant, comme il s’agissait d’un premier portrait incomplet et imprécis, plusieurs équipes de scientifiques ont entrepris des recherches afin d’approfondir le sujet. De nouvelles données couvrant tout l’hémisphère nord ainsi que l’hémisphère sud ont été recueillies et compilées, faisant appel aux techniques d’analyses modernes (analyses isotopiques, entre autres) à partir des carottes de glace des glaciers de montagne, des carottes de sédiments dans les lacs et l’océan, l’analyse des cernes annuels des arbres, etc. ( Pour en savoir plus sur ces méthodes d'analyses, voir l'article La Terre se réchauffe-t-elle vraiment? Comment savoir?)

Comme les données recueillies constituent des lectures indirectes des températures (des « proxys ») et que chaque échantillon nous informe des températures historiques de l’endroit d’où il est extrait, il est important d’obtenir suffisamment de lectures provenant d’équipes de scientifiques différentes et de suffisamment d’endroits géographiquement diversifiés si l’on veut pouvoir porter un jugement sur le climat « global » qui prévalait à l’époque. Ainsi, c’est le fruit de ce type d’exercice qui a été publié dans le dernier rapport du GIEC, en 2007.



Estimation des températures de l’Hémisphère-Nord pour les 1300 dernières années. Tiré de GIEC 2007, The Physical Science Basis, Figure 6.10 p.467
Estimation des températures de l’Hémisphère-Nord pour les 1300 dernières années. Tiré de GIEC 2007, The Physical Science Basis, Figure 6.10 p.467
Le graphique du haut illustre les reconstructions du climat réalisées par différentes équipes de chercheurs pour les 1300 dernières années. On y exprime les écarts de température par rapport à la température moyenne de 1961 à 1990 pour l’Hémisphère Nord de la planète. On y constate d’abord que les températures étaient légèrement inférieures à celles de notre époque.

Le graphique du bas est une représentation schématique des mêmes données, mais en tenant compte de l’incertitude associée à chacune des séries statistiques et en lissant les données pour obtenir des moyennes sur 30 ans. Plus la coloration devient intense, plus grande est le consensus et la certitude liée aux données. Lorsqu’on tient compte de ces marges d’erreurs, les variations climatiques historiques entre le Moyen-Âge et la période du XVe au XIXe siècle sont moins évidentes et plutôt légères. Ce qui semble indiquer que les variations climatiques rapportées en Europe de l'Ouest étaient de nature régionale et non globale. Seul le réchauffement récent, mesuré avec des instruments plus précis (la ligne noire), montre un réchauffement global très net. [22]

La recherche scientifique ne s’est évidemment pas arrêtée avec la publication du dernier rapport du GIEC, au contraire. Une équipe américaine a récemment publié dans la revue scientifique Science [23] une étude portant sur l’Optimum médiéval et le « Petit âge glaciaire », terme décrivant la période plus froide de 1400 à 1800. Utilisant des données provenant de plus de 1000 échantillons provenant des deux hémisphères et couvrant 1500 ans d’histoire, ils ont reconstitué la température moyenne qui a prévalu durant l’Optimum soit de 950 à 1250, et ils ont comparé cette dernière à la température moyenne de la période 1961-1990 pour chaque région.

Différence des températures moyennes de 950 à 1250 apr. J.-C. par rapport aux températures moyennes récentes (moyenne  1961-1990). Tiré du magazine scientifique Science, du 27 novembre 2009, p.1257
Différence des températures moyennes de 950 à 1250 apr. J.-C. par rapport aux températures moyennes récentes (moyenne 1961-1990). Tiré du magazine scientifique Science, du 27 novembre 2009, p.1257


On peut voir sur l’illustration de droite le type de « proxy » utilisé et la région de leur provenance. L’illustration de gauche présente les moyennes de température sur une carte du monde. Conclusion des auteurs : on y constate que durant la période médiévale, la température moyenne se situait autour des moyennes des récentes décennies ou pouvait les excéder en certains endroits (zones jaunes et orangées), mais que pour un plus grand nombre de régions, elles pouvaient être nettement inférieures de sorte que globalement, la température était en moyenne en bas des niveaux actuels.



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Pour en savoir plus sur le sujet...



Afin de faire le point sur la reconstitution des climats passés, l'Académie nationale des sciences, aux États-Unis, a publié un rapport sur le sujet en 2006: «Surface Temperature Reconstructions for the Last 2,000 Years», disponible ici...

Pour un survol rapide des conclusions, voir le court résumé (Summary) en page 1 à 4.




Réal Trépanier

© 2009 Impact: Changements climatiques
Capsule- revue et augmentée le 29 mars 2010

Références:



[1] GIEC (2007), Quatrième rapport d’évaluation, Résumé technique – Groupe de travail 1 : The physical science basis. p.24 Disponible sur le site du GIEC/IPCC au : GIEC/IPCC, Résumé technique - Groupe de travail 1: The physical science basis
[2] Graphique provenant du site Global Warming Act, est disponible au : http://www.globalwarmingart.com/wiki/Image:Ice_Age_Temperature_Rev_png
[3] GIEC (2007), QUESTIONS FRÉQUENTES, Question 6,1 : Qu’est-ce qui a provoqué les périodes glaciaires et autres changements climatiques importants avant l’ère industrielle? Disponible sur le site Rapport du GIEC 2007, Questions fréquentes , p.121
[4] Pour plus de détails, voir VILLENEUVE C. et RICHARD F. (2007) Vivre les changements climatiques, réagir pour l’avenir, Éditions MultiMondes, 449p., chapitre 5. Ainsi que JOUZEL J. et DEBROISE A, 2004, Le climat : jeu dangereux, Édition Dunod, Paris 212p.
[5] NASA Earth Observatory (2006). Paleoclimatology: Explaining the Evidence. Article de Holli Riebeek disponible sur le site NASA Earth Observatory - Paleoclimatology
[6] GIEC (2007), QUESTIONS FRÉQUENTES, Question 6,1 : Qu’est-ce qui a provoqué les périodes glaciaires et autres changements
climatiques importants avant l’ère industrielle ? Disponible sur le site Rapport du GIEC 2007, Questions fréquentes , p.121
[7] GIEC (2007), QUESTIONS FRÉQUENTES, Question 6,2 :Le changement climatique actuel est-il inhabituel par rapport aux changements qui se sont produits sur Terre de par le passé?? Disponible sur le site Rapport du GIEC 2007, Questions fréquentes , p.123
[8] GIEC (2007), QUESTIONS FRÉQUENTES, Question 6,1 : Qu’est-ce qui a provoqué les périodes glaciaires et autres changements climatiques importants avant l’ère industrielle ? Disponible sur le site Rapport du GIEC 2007, Questions fréquentes , p.122
[9] Id. p.122
[10] PEARCE F., (2003). Le réchauffement climatique, un guide d’initiation aux changements du climat. Dorling Kindersley, Londres 72p., Voir p.11 à 13.
[11] Voir à ce sujet OLIVIER, JM. (2007), Chimie de l’environnement, 5e édition, Production Jacques Bernier, 312p. Voir p.96
[12] JOUZEL J. et DEBROISE A, (2004), Le climat : jeu dangereux, Édition Dunod, Paris 212p
[13] GIEC (2007), QUESTIONS FRÉQUENTES, Question 6,2 :Le changement climatique actuel est-il inhabituel par rapport aux changements qui se sont produits sur Terre de par le passé?? Disponible sur le site Rapport du GIEC 2007, Questions fréquentes , p.123
[14] GIEC (2007), Paleoclimate. In : Climate Change 2007 : The physical Science Basis, Contribution of Working Group I to the Fourth Assessment Report, extrait/traduction libre p.469 chapitre 6. Disponible sur le site du GIEC au http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/wg1/ar4-wg1-chapter6.pdf
[15] JOUZEL J. et DEBROISE A, (2004), Le climat : jeu dangereux, Édition Dunod, Paris 212p. Extrait tiré de la p.61
[16] Pour plus de détails, voir VILLENEUVE C. et RICHARD F. (2007) Vivre les changements climatiques, réagir pour l’avenir, Éditions MultiMondes, 449p., chapitre 5
[17] GIEC (2007), QUESTIONS FRÉQUENTES, Question 6,1 : Qu’est-ce qui a provoqué les périodes glaciaires et autres changements
climatiques importants avant l’ère industrielle ? Disponible sur le site Rapport du GIEC 2007, Questions fréquentes , p.122
[18] GIEC (2007), QUESTIONS FRÉQUENTES, Question 6,2 :Le changement climatique actuel est-il inhabituel par rapport aux changements qui se sont produits sur Terre de par le passé?? Disponible sur le site Rapport du GIEC 2007, Questions fréquentes , p.123
[19] Id. p.123
[20] Id. p.122
[21] Voir article de Raymond S. BRADLEY, Climate of the Last Millenium, du Climate System Research Center, Dept. Of Geosciences, University of Massachusetts. Disponible au http:// - Climate of the Last Millenium
[22] Pour une description détaillée, voir p.469 à 474 du document : GIEC (2007), Paleoclimate. In: Climate Change 2007 : The physical Science Basis, Contribution of Working Group I to the Fourth Assessment Report, chapitre 6. Disponible sur le site du GIEC au http://www.ipcc.ch/pdf/assessment-report/ar4/wg1/ar4-wg1-chapter6.pdf
(23) Mann, M.E., Zhang, Z., Rutherford, S., Bradley, R.S., Hughes, M.K., Shindell, D., Ammann, C., Faluvegi, G., Ni, F., Global Signatures and Dynamical Origins of the Little Ice Age and Medieval Climate Anomaly , Science, 1256-1260, 2009. Disponible également au http://www.meteo.psu.edu/~mann/shared/articles/MannetalScience09.pdf



Crédit-photo

i. Premier graphique est tiré de : GIEC (2007), Quatrième rapport d’évaluation, Résumé technique – Groupe de travail 1 : The physical science basis. p.24 Le deuxième graphique provient du site Global Warming Act, est disponible au : http://www.globalwarmingart.com/wiki/Image:Ice_Age_Temperature_Rev_png; les deux premières courbes montrent les changements dans les températures locales à deux sites différents en Antarctique, telles que dérivées par les mesures isotopiques. Les courbes proviennent t de carottes de glace analysées par le Consortium Européen EPICA (données de Petit et al. 1999)
ii. Photo: http://www.photo-libre.fr">Photos Libres
iii. GIEC (2007), QUESTIONS FRÉQUENTES, Question 6,1 : Qu’est-ce qui a provoqué les périodes glaciaires et autres changements climatiques importants avant l’ère industrielle ? Disponible sur le site Rapport du GIEC 2007, Questions fréquentes , p.121
iv. NASA Earth Observatory (2006). Paleoclimatology: Explaining the Evidence. Article de Holli Riebeek disponible sur le site NASA Earth Observatory - Paleoclimatology
v. Photodu mont St-Helens en éruption provenant de Wikipedia.org disponible au http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:MSH80_eruption_mount_st_helens_05-18-80.jpg
vi. Photo du volcan Penatubo, par D. Harlow, provenant de Wikipedia.org disponible au http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Pinatubo_ash_plume_910612.jpg
vii. Graphique illustrant la réduction des radiations solaires due aux aérosols émis lors des éruptions volcaniques. Du Laboratoire Atmosphérique Mauna Lao, Hawaiï. Disponible au http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Mauna_Loa_atmospheric_transmission.png - Source originale: http://www.cmdl.noaa.gov/albums/cmdl_overview/Slide18.sized.png
viii. Illustration datant du Moyen-Age tiré du site http://www.mlhdesigns.com/images/medieval%20wine.jpg Medieval Studies Course union of the university of Victoria
ix. Peinture de Hendrick Avercamp , Scène d’hiver avec patineurs, 1608, Pays-Bas. Disponible sur le site de Wikipedia, au http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Hendrick_Avercamp_-_Winterlandschap_met_ijsvermaak.jpg
x. Photo provenant de Wikipedia.org disponible au http://commons.wikimedia.org/wiki/Image:AxialTiltObliquity.png; auteur Dennis Nilsson
xi. Photos tirées de Wikipedia; http://en.wikipedia.org/wiki/Image:AlfedPalmersmokestacks.jpg; http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Lacanja_burn.JPG; http://en.wikipedia.org/wiki/Image:RitaHoustonEvacuation.jpg; http://en.wikipedia.org/wiki/Image:Shanghaiairpollutionsunset.jpg








Real Trepanier
24 Janvier 2010


Nouveau commentaire :





Consensus scientifique:

Les organisations scientifiques mondiales se prononcent sur les changements climatiques:

Cliquez sur le titre pour voir un extrait de la position officielle




Où va le CO₂ qu'on émet?

CAPSULE-CLIMATIQUE:

Où va le CO₂ qu'on émet?
Les émissions de CO₂ dues aux énergies fossiles (9,1 Gt de carbone, ou 33,4 Gt de CO₂) et aux changements d'usage des terres (principalement la déforestation: 0,9 Gt de carbone, soit 3,3 Gt de CO₂) en 2010, excèdent largement la capacité d'absorption des écosystèmes. On estime que les océans ont été en mesure d'en absorber 24%, la végétation environ 26%, de sorte que 50% des émissions sont venus gonfler la concentration de CO₂ dans l'atmosphère, à plus de 389,6 ppm, accentuant ainsi l'effet de serre. Source: Global Carbon Project (disponible ici...)


Le niveau de CO₂ dans l'atmosphère est-il vraiment plus élevé qu'avant?

CAPSULE-CLIMATIQUE:



Oui, définitivement. Il est à son niveau le plus élevé depuis 650 000 ans... Voyez par vous-même!

Le niveau de CO₂ dans l'atmosphère est-il vraiment plus élevé qu'avant?
L'augmentation de la concentration des gaz à effet de serre (GES) depuis le début de l'ère industrielle explique de façon prépondérante la hausse de température observée et prévue. Jamais au cours des derniers 650 000 ans, comme l'indique la courbe en rouge du graphique ci-dessus, la concentration de CO₂ n'a été aussi élevée qu'aujourd'hui, confirmait le GIEC.  Il en est de même pour les autres GES comme le méthane (CH4 , courbe bleue) ou l'oxyde nitreux (N2O , courbe verte ci-dessus).

Cette concentration de CO₂ atteignait 390 ppm en novembre 2011, un niveau record. Elle était à moins de 280 ppm au début de l'ère industrielle. Elle est mesurée à plusieurs endroits dans le monde depuis le début des années 1960, dont au Laboratoire du National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) à Mauna Loa, Hawaï. Les données historiques plus lointaines sont tirées, pour leurs parts, de l'analyse des carottes de glace (voir à ce sujet: La Terre se réchauffe-t-elle vraiment? Comment savoir?)






L'augmentation des GES causent le réchauffement climatique : une «nouvelle théorie» ?

CAPSULE-CLIMATIQUE:



Absolument pas. C'était déjà connu du temps de votre grand-père et de votre arrière grand-père!

En fait, c'est à l'astronome britannique William Herschel (1738-1822), en 1800, que l'on doit la découverte des rayons infrarouges, ces rayons électromagnétiques d'une longueur d'onde supérieure à la lumière visible, mais un peu plus courte que celle des micro-ondes (utilisés dans votre four à micro-ondes). Les rayons infrarouges sont également souvent associés à la chaleur; (c'est d'ailleurs selon ce principe que fonctionnent la plupart des détecteurs de mouvement dans les systèmes d'alarmes ou dans les lumières de sécurité).

La vapeur d'eau et le dioxyde de carbone, le fameux CO2, ont quant à eux été identifiés comme les principaux responsables de l'effet de serre par John Tyndall (1820-1893), en 1861, car ils avaient la capacité de bloquer les rayons infrarouges au niveau de l'atmosphère, ce qui a pour effet d'y retenir la chaleur.  Il suggérait même, déjà à l'époque, qu'un changement dans la composition de l'atmosphère pourrait influencer l'évolution du climat (1)



L'augmentation des GES causent le réchauffement climatique : une «nouvelle théorie» ?


Donc, ce n’est pas d’hier que l’on a identifié le CO₂ comme une menace à l’équilibre climatique. D'ailleurs, dès 1896 un Suédois, Svante Arrhenius (1859-1927) , prix Nobel de chimie, estimait qu’un doublement de la concentration de CO₂ entraînerait vraisemblablement une hausse des températures de 1,5 à 5 o(2). Il reconnaissait déjà le fait que d’augmenter la concentration d’un gaz à effet de serre, en réchauffant l’atmosphère, enclencherait une série de réactions, dont une hausse de l’évaporation des masses d’eau. 

Cette augmentation de la quantité de vapeur d’eau, en amplifiant l’effet de serre, accélérerait davantage le réchauffement, entraînant encore plus d’évaporation et encore plus d’effet de serre (réaction en boucle), surmultipliant ainsi l’effet initial dans divers mécanismes de rétroaction. Heureusement, il ne s’agit pas d’une boucle sans fin, car l’évaporation entraînant un accroissement de la formation et de la densité des nuages, elle provoque ainsi un écran pour les rayons solaires, moins nombreux à réchauffer le sol. Ainsi, un nouvel équilibre s’établit, mais celui-ci se produit à un niveau de température sensiblement plus élevé. 

Bref, cela fait longtemps que tout cela est connu. Cela fait longtemps que l'on sait mesurer, avec une précision de plus en plus grande, la concentration de chaque gaz dans l'atmosphère ainsi que leur potentiel de réchauffement global. (Pour en savoir plus, voir: L'effet de serre, c'est quoi?)






Suggestions de lecture

Vivre les changements climatiques: Réagir pour l'avenir

de Claude Villeneuve
et François Richard

Suggestions de lecture
Les changements climatiques qui se font sentir sur toute la planète sont là pour rester. D’où viennent-ils ? Quelles en sont les conséquences et la portée ? Comment s’y adapter ? Quelles actions entreprendre pour en réduire l’ampleur ? Vivre les changements climatiques. Réagir pour l’avenir livre à la fois les explications de base pour comprendre le problème et les plus récentes informations sur le phénomène.

Il est désormais reconnu que le réchauffement du climat est occasionné par les humains en raison de l’augmentation de la population mondiale et de l’activité économique pratiquée sans souci de l’environnement.

Mais, cette corrélation n’est pas immuable, expliquent les auteurs de ce livre : l’émergence de nouvelles technologies, des incitations économiques et légales, et même les gestes et les choix des citoyens peuvent contribuer significativement à modifier son intensité.

Cette troisième édition de Vivre les changements climatiques a été considérablement revue et augmentée pour tenir compte des données et des événements les plus récents, entre autres du dernier rapport du Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC).

Claude Villeneuve est biologiste, professeur, chercheur et directeur de la Chaire en éco-conseil de l'Université du Québec à Chicoutimi.



HOT AIR; Meeting Canada's Climate Change Challenge
de Jeffrey Simpson, Mark Jaccard et Nic Rivers


Voici un ouvrage clair et crédible pour les Canadiens soucieux de comprendre le dossier des changements climatiques dans le contexte canadien- et qui offre des solutions.

Excellent travail de collaboration entre un des plus grands experts au Canada sur l'environnement, Mark Jaccard, Nic Rivers, un chercheur qui travaille avec lui à l'Université Simon Fraser et Jeffrey Simpson, le très respecté journaliste du Globe and Mail, qui livre le tout dans un message clair et sans complaisance.

Ce livre débute par une description de la menace climatique pour le Canada. Puis il explique comment les Canadiens ont été endormis par leurs politiciens ( "On s'en occupe") et certains de leurs industriels ( «les choses ne sont pas si pire, des lignes directrices volontaires sont suffisantes"). Tout cela, bien entendu, renforce les mythes que de nouvelles politiques énergiques ne sont pas nécessaires.

Hot Air expose ensuite en termes facilement compréhensibles, des politiques très simples que le Canada pourrait adopter tout de suite afin de réduire considérablement les émissions de gaz à effet de serre au cours des prochaines décennies. Il montre même comment ces politiques pourrait être conçues pour avoir un minimum d'effets négatifs.

Avec l'exemple d'autres pays qui s'attaquent avec succès aux changements climatiques, Hot Air montre pourquoi ces dernières, selon les auteurs, sont les seules politiques qui fonctionnent - et pourquoi il est urgent d'agir.

(Livre en anglais seulement)