Vers un déséquilibre croissant
Le niveau de concentration actuel des GES dans l’atmosphère est d’environ 435 parties par million (ppm) de « dioxyde de carbone-équivalent » (ou CO₂-éq.) [STERN N. (2010). Collège de France, p.3]. Nous utilisons cette mesure de CO₂-équivalent afin de tenir compte de l’ensemble des gaz à effet de serre (CO₂, méthane, dioxyde d’azote et autres), car ils contribuent tous au réchauffement.
Mais pour comparer des GES différents, il faut les ramener sur une base commune qui tienne compte du potentiel de réchauffement global de chacun, ainsi que leur durée de vie moyenne dans l'atmosphère.
On calcule donc la capacité de réchauffement global de chacun des gaz sur une période de 100 années, puis on ramène le tout sur une quantité équivalente de CO₂ donnant le même résultat en terme de pouvoir de réchauffement sur la même période.
Mais pour comparer des GES différents, il faut les ramener sur une base commune qui tienne compte du potentiel de réchauffement global de chacun, ainsi que leur durée de vie moyenne dans l'atmosphère.
On calcule donc la capacité de réchauffement global de chacun des gaz sur une période de 100 années, puis on ramène le tout sur une quantité équivalente de CO₂ donnant le même résultat en terme de pouvoir de réchauffement sur la même période.
Ce niveau de concentration de 435 ppm de CO₂-éq. est en forte hausse par rapport au niveau de 280 ppm d'avant la Révolution industrielle. Or, ce niveau continue d’augmenter au rythme de plus de 2 ppm par année, en moyenne [STERN N. (2010). Collège de France, p.3], plus de 20 ppm par décennie. Un simple calcul permet de croire qu’à ce rythme, cette concentration devrait dépasser 455 ppm en 2020 et 475 ppm en 2030.
Mais ce rythme s’accélère. Si nous continuons sans réagir, ces concentrations pourraient plutôt dépasser 550 ppm bien avant 2040, et plus de 700 ppm à la fin de ce siècle, selon le rapport Stern. Ceci pousserait les températures sur Terre à des niveaux bien supérieurs à tous ceux que le genre humain a connus. [Stern Review: The Economics of Climate Change, p.169 et 176]
Pour comprendre cette évolution future, il faut se rappeler que les émissions de GES, qui continuent d’augmenter année après année, dépassent considérablement le niveau que la nature peut absorber.
En effet, la végétation et les océans ne réussissent à absorber qu’environ 55 % du flux d’émissions que nous produisons chaque année. [Mise à jour des dernières recherches scientifiques compilées dans le Copenhagen Diagnosis, p. 9-10, disponible ici…] .
L’excédent non absorbé s’ajoute donc à la quantité, c’est-à-dire au stock de GES déjà présents dans l’atmosphère, ce qui en augmente forcément la concentration.
Même si nous stoppions la progression de nos émissions de GES au niveau actuel de 47 GtCO₂-éq. par an, plus de 20 GtCO₂-éq. continueraient de s’ajouter au stock de GES dans l’atmosphère chaque année, poussant les concentrations à plus de 650 ppm à la fin du siècle [Stern Review p.170]. Il est donc impératif que nous réduisions de façon substantielle, c'est-à-dire de plus de moitié nos émissions, ne serait-ce que pour contenir la hausse des températures à un niveau qui puisse nous permettre d’éviter les températures extrêmes.
En effet, la végétation et les océans ne réussissent à absorber qu’environ 55 % du flux d’émissions que nous produisons chaque année. [Mise à jour des dernières recherches scientifiques compilées dans le Copenhagen Diagnosis, p. 9-10, disponible ici…] .
L’excédent non absorbé s’ajoute donc à la quantité, c’est-à-dire au stock de GES déjà présents dans l’atmosphère, ce qui en augmente forcément la concentration.
Même si nous stoppions la progression de nos émissions de GES au niveau actuel de 47 GtCO₂-éq. par an, plus de 20 GtCO₂-éq. continueraient de s’ajouter au stock de GES dans l’atmosphère chaque année, poussant les concentrations à plus de 650 ppm à la fin du siècle [Stern Review p.170]. Il est donc impératif que nous réduisions de façon substantielle, c'est-à-dire de plus de moitié nos émissions, ne serait-ce que pour contenir la hausse des températures à un niveau qui puisse nous permettre d’éviter les températures extrêmes.
Rejeter les scénarios catastrophes
Des scénarios catastrophes sont parfois montrés pour alerter la population aux dangers potentiels de changements climatiques trop rapides et prononcés. Ce n’est évidemment pas demain que nous assisterons à toutes ces catastrophes climatiques en cascade. Toute l’évolution du climat se fera plutôt de façon lente et graduelle. Nous en verrons davantage les effets au fil des futures décennies et cela affectera beaucoup plus nos enfants, et encore plus nos petits-enfants et nos arrières petits-enfants.
Mais il est déjà trop tard pour empêcher un réchauffement de 1 à 1,5 °C à cause de nos émissions passées qui se sont accumulées dans l’atmosphère et dont les effets ne font que commencer à se faire sentir, en raison de la grande inertie du système climatique.
La gravité du changement climatique, avec chaque degré additionnel de hausse des températures, dépendra directement du niveau de nos émissions annuelles de GES, ainsi que des gestes concrets que nous poserons collectivement au cours des prochaines années, des 2 ou 3 prochaines décennies afin de stopper nos émissions. Car une fois lancée, la « machine climatique » ne pourra être stoppée, à peine légèrement ralentie au prix de sacrifices et de coûts gigantesques que nous laisserons aux nouvelles générations.
Si nous souhaitons tous rejeter ces scénarios catastrophes, la meilleure façon de le faire est en limitant à environ 2 °C la hausse des températures. Un consensus scientifique estime actuellement qu’il s’agit du seuil à ne pas franchir si l’on veut éviter un trop grand risque d’emballement, lequel pourrait être provoqué, entre autres, par la fonte d’une large partie du pergélisol, laissant ainsi s’échapper du méthane représentant des centaines de milliards de tonnes de carbone additionnel. (Le volume total de carbone stocké dans le pergélisol a été estimé approximativement à 1 672 milliards de tonnes en 2008-2009, une quantité deux fois plus grande que l'ensemble des GES actuellement présents dans l'atmosphère) [Copenhagen Diagnosis,
p.24 ]
Cet objectif de limiter la hausse des températures à 2 °C au cours du XXIe siècle a d’ailleurs été entériné par l’ensemble des pays avec l’accord de Cancún en décembre 2010. Or, si l’on veut avoir une probabilité élevée (soit de 50% à 66% de chance), de limiter la hausse à 2 °C, il faudrait que nos émissions globales se stabilisent à très court terme, d’ici quelques années, et commencent à diminuer vers des niveaux d’environ 44 Gt éq.-CO₂ en 2020, un énorme défi et une course contre la montre. [PNUE, nov. 2010. Résumé technique — Rapport sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction d’émissions p.8 ]
Si nous souhaitons tous rejeter ces scénarios catastrophes, la meilleure façon de le faire est en limitant à environ 2 °C la hausse des températures. Un consensus scientifique estime actuellement qu’il s’agit du seuil à ne pas franchir si l’on veut éviter un trop grand risque d’emballement, lequel pourrait être provoqué, entre autres, par la fonte d’une large partie du pergélisol, laissant ainsi s’échapper du méthane représentant des centaines de milliards de tonnes de carbone additionnel. (Le volume total de carbone stocké dans le pergélisol a été estimé approximativement à 1 672 milliards de tonnes en 2008-2009, une quantité deux fois plus grande que l'ensemble des GES actuellement présents dans l'atmosphère) [Copenhagen Diagnosis,
p.24 ]
Cet objectif de limiter la hausse des températures à 2 °C au cours du XXIe siècle a d’ailleurs été entériné par l’ensemble des pays avec l’accord de Cancún en décembre 2010. Or, si l’on veut avoir une probabilité élevée (soit de 50% à 66% de chance), de limiter la hausse à 2 °C, il faudrait que nos émissions globales se stabilisent à très court terme, d’ici quelques années, et commencent à diminuer vers des niveaux d’environ 44 Gt éq.-CO₂ en 2020, un énorme défi et une course contre la montre. [PNUE, nov. 2010. Résumé technique — Rapport sur l’écart entre les besoins et les perspectives en matière de réduction d’émissions p.8 ]
Le lièvre et la tortue
Si nous voulons avoir une chance raisonnable de restreindre la hausse des températures à 2 °C, ce qui compte c’est de limiter les émissions cumulées dans l’atmosphère, soit la quantité totale de CO₂-éq. qui s’y accumule.
Pour y arriver, il faudrait rapidement réduire nos émissions à 44 Gt en 2020, 35 Gt par année en 2030, et viser autour de 20 Gt de CO₂-éq. en 2050 soit une baisse effective de 50 % par rapport aux émissions de 1990.
Ce scénario, présenté par Nicholas Stern, permettrait de limiter les concentrations totales à un peu moins de 500 ppm. Ces dernières devront, par la suite, être ramenées à moins de 450 ppm [STERN N. (2010). Collège de France, p.4] .
Dans cette course, comme la tortue de la fable de Lafontaine, il est cependant crucial de partir à point. En effet, l’attitude insouciante du lièvre qui « broute, se repose et s’amuse à autre chose », autrement dit, faire comme si de rien n’était (business-as-usual) se traduirait plutôt par des émissions de 56 Gt. de CO₂-éq. en 2020, selon une synthèse récente du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) [Résumé technique - Rapport sur l’écart..., p.5 ] .
Pour y arriver, il faudrait rapidement réduire nos émissions à 44 Gt en 2020, 35 Gt par année en 2030, et viser autour de 20 Gt de CO₂-éq. en 2050 soit une baisse effective de 50 % par rapport aux émissions de 1990.
Ce scénario, présenté par Nicholas Stern, permettrait de limiter les concentrations totales à un peu moins de 500 ppm. Ces dernières devront, par la suite, être ramenées à moins de 450 ppm [STERN N. (2010). Collège de France, p.4] .
Dans cette course, comme la tortue de la fable de Lafontaine, il est cependant crucial de partir à point. En effet, l’attitude insouciante du lièvre qui « broute, se repose et s’amuse à autre chose », autrement dit, faire comme si de rien n’était (business-as-usual) se traduirait plutôt par des émissions de 56 Gt. de CO₂-éq. en 2020, selon une synthèse récente du Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) [Résumé technique - Rapport sur l’écart..., p.5 ] .
Or, même au rythme actuel de nos émissions, chaque année qui passe ajoute plus de 20 Gt de CO₂-éq. supplémentaires dans l’atmosphère. On comprendra de cela que plus nous attendrons avant de nous attaquer sérieusement au problème, plus la quantité totale présente dans l’atmosphère sera grande. Autrement dit, plus le sommet ou le pic des émissions sera élevé.
Tarder à agir constitue une proposition à la fois risquée et coûteuse. Au contraire, agir rapidement permettrait de voir le sommet des émissions, ou le pic, non seulement plus tôt, mais également à un niveau moins élevé.
Cela permettrait de s’attaquer au problème avec un programme de réduction progressive de nos émissions pour limiter les concentrations de GES à des niveaux sécuritaires (tel que représenté au graphique du haut sur l’illustration à droite).
Trop tarder à agir repousserait l’atteinte du pic des émissions évidemment plus tard, mais surtout, ce dernier serait forcement beaucoup plus élevé. Cela laisserait moins de temps pour réagir et cela nécessiterait des mesures plus draconiennes. Cela pourrait ne laisser que deux possibilités.
Dans le premier cas, il faudra couper radicalement nos émissions dans un très court laps de temps (graphique du centre, à droite) - ce qui pourrait impliquer de remplacer en quelques années à peine nos modes de transport et une grande part de nos capacités de production d’électricité.
Dans le second cas, non seulement il faudra réduire très rapidement nos émissions, il faudra les éliminer totalement, voire, retirer à des coûts gigantesques l’excédent de GES par captage et stockage de carbone (émissions négatives au graphique du bas, à droite).
Inutile de préciser que ces deux scénarios entraîneraient des coûts tels que leur réalisation semble peu probable. De plus, la stratégie du lièvre ne constitue vraiment pas une option car, chaque année qui passe aggrave la situation.
Nous continuons à construire des infrastructures de transport et de production d’énergie électrique à haute intensité en carbone. Déjà, en raison de la durée de vie très longue de nos infrastructures actuelles (de 15 ans pour les nouveaux véhicules automobiles à plus de 40 ans pour une centrale génératrice d’électricité au charbon), nous continuerons d’émettre des GES en très grande quantité au cours des prochaines décennies rendant d’autant plus difficile les réductions d’émissions nécessaires.
À elle seule, cette « inertie structurelle » pourrait conduire à une hausse de température assurée de 1,3 °C , selon une étude récente publiée dans la revue Science (DAVIS et al., Future CO₂ emissions and climate change from existing energy infrastructure) . Poursuivre la construction de ce même type d’infrastructures pour encore plusieurs années, comme si de rien n’était, ne ferait qu’amplifier le problème. Mieux vaut donc partir à point!
Nous continuons à construire des infrastructures de transport et de production d’énergie électrique à haute intensité en carbone. Déjà, en raison de la durée de vie très longue de nos infrastructures actuelles (de 15 ans pour les nouveaux véhicules automobiles à plus de 40 ans pour une centrale génératrice d’électricité au charbon), nous continuerons d’émettre des GES en très grande quantité au cours des prochaines décennies rendant d’autant plus difficile les réductions d’émissions nécessaires.
À elle seule, cette « inertie structurelle » pourrait conduire à une hausse de température assurée de 1,3 °C , selon une étude récente publiée dans la revue Science (DAVIS et al., Future CO₂ emissions and climate change from existing energy infrastructure) . Poursuivre la construction de ce même type d’infrastructures pour encore plusieurs années, comme si de rien n’était, ne ferait qu’amplifier le problème. Mieux vaut donc partir à point!
L’ampleur du défi
Nous sommes actuellement environ 7 milliards d’humains sur la Terre. Chaque être humain, de façon directe et indirecte, produit des émissions de gaz à effet de serre. Nous en émettons globalement 47 milliards de tonnes de CO₂-éq. par année.
Donc, nous pourrions dire que nous produisons, chacun d’entre nous, en moyenne 6,7 t de CO2-éq. ( soit 47 / 7 ). Nous serons cependant plus de 9 milliards d’habitants en 2050. S’il nous faut ramener le total des émissions de GES à 20 Gt par année, il faudra réduire les émissions à seulement 2 tonnes par année par personne, 4 t. par couple, 6 à 10 t. par famille d’un à trois enfants!
On voit, par ce simple exercice, l’ampleur du défi. Nous devrons, tous et chacun, réduire nos émissions de
70 % au cours des 4 prochaines décennies. Et comme si ce n’était pas suffisant, certains devront faire encore plus. Bien que tous les hommes soient créés égaux, ils ne produisent pas tous 6,7 t. de CO₂-éq. par année. Loin de là.
Comme on peut le voir au graphique ci-haut, en 2000 les Nord-Américains (et les Australiens) en produisaient plus de 20 t par personne, les Européens près de 11 t, les Sud-Américains un peu plus de 5t et moins de 4t en Asie.
On constate immédiatement que parce qu’ils sont de grands consommateurs d'énergie au départ, la réduction des émissions devra être encore plus grande pour les économies développées de l’OCDE. De là découlent les objectifs souvent répétés de réductions d’émissions de 80 % d’ici 2050 en ce qui concerne les pays les plus développés.
Mission impossible ? Non, nous pouvons agir
Devant une tâche aussi grande, un défi gigantesque lancé à tous ceux qui ont à cœur l’avenir de leurs enfants et petits-enfants, le laisser-faire n’est pas une option.
Selon le principe de précaution adopté par la communauté internationale (Déclaration de Rio, juin 1992), même l’absence de certitude scientifique absolue ne doit pas servir de prétexte pour remettre à plus tard l’adoption de mesures effectives afin de prévenir un risque de dommages graves et irréversibles à l’environnement [5].
Nous devons agir rapidement et avec détermination. D’abord, en faisant pression sur nos élus afin qu’ils prennent leurs responsabilités en mettant en place des politiques d’économie d’énergie, de développement d’énergies renouvelables ainsi qu’une réglementation plus stricte et une politique industrielle favorisant le développement d’une économie à faible intensité en carbone, plutôt que de reporter le problème à la prochaine génération.
La première responsabilité de tout citoyen est, évidemment, d’aller voter à chaque occasion pour des représentants qui veulent et peuvent mettre en place les changements de politiques requis. Car à l’inertie du système climatique s’ajoute, en effet, l’inertie de nos dirigeants.
Mais nous avons également une responsabilité personnelle par nos choix de consommation, en optant toujours pour les solutions les plus éco-responsables et écoénergétiques.
Or, une des décisions personnelles les plus importantes que l’on puisse prendre en termes d’impact sur notre bilan carbone, c’est le choix de notre mode de transport et le type de véhicule que l’on utilisera. Un choix judicieux peut aisément représenter une réduction de une à 5 tonnes de CO₂ par année dans notre bilan personnel. Chaque geste compte. À chacun de nous d’agir.
(Voir également, sur ce dernier point, Transport et bonus-malus : l’heure des choix difficiles )
Mais nous avons également une responsabilité personnelle par nos choix de consommation, en optant toujours pour les solutions les plus éco-responsables et écoénergétiques.
Or, une des décisions personnelles les plus importantes que l’on puisse prendre en termes d’impact sur notre bilan carbone, c’est le choix de notre mode de transport et le type de véhicule que l’on utilisera. Un choix judicieux peut aisément représenter une réduction de une à 5 tonnes de CO₂ par année dans notre bilan personnel. Chaque geste compte. À chacun de nous d’agir.
(Voir également, sur ce dernier point, Transport et bonus-malus : l’heure des choix difficiles )
Références:
[1] MacKay D., (2008). Sustainable Energy - without the hot air.UIT Cambridge. 368 p. Voir p.6. Disponible en ligne à l'adresse www.withouthotair.com
[2] idem p.7
[3] Boden, T.A., G. Marland, and R.J. Andres. (2010). Global, Regional, and National Fossil-Fuel CO2 Emissions. Carbon Dioxide Information Analysis Center, Oak Ridge National Laboratory, U.S. Department of Energy, Oak Ridge, Tenn., U.S.A. doi 10.3334/CDIAC/00001_V2010
http://cdiac.ornl.gov/trends/emis/tre_glob.html
[4] GIEC (2007). Technical Summary, In: Climate Change 2007: The Physical Science Basis, Working Group I, p.51
[5] BONTEMS P., ROTILLON G. (2007). L'économie de l'environnement, troisième édition, Collection Repères Économie, La Découverte. Paris. 119 p. (voir p.106-107)
Nicholas STERN, (2010). Gérer les changements climatiques. Climat, croissance, développement et équité, Chaire du Développement durable- Environnement, Énergie et Société. Leçon inaugurale prononcée le jeudi 4 février 2010, Collège de France
© 2011 Impact: Changements climatiques














1. Les caprices de la météo!